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 L'Antre de la mise en Abyme


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MessageVen 2 Déc - 1:27

Bonjour,

Ici le ciel à la terre! Ici je posterai les divers écrits, le textes, fanfics ou pas qui sont maintenant à votre disposition.



    Sen en Abyme
    Il s'agit du roman de Sen, de ses inspirations qui apparaissent ou pas, des morceaux de ses romans noirs, ses polars, si je songe en faire une histoire plus tard, je posterai ici aussi.
    Texte 1 - Terre de guerre


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MessageVen 2 Déc - 1:27

Terre de guerre
"Une allumette dans ses doigts, le gamin raclait le morceau incendiaire qui au contact de l'air, s'embraserait comme tout ce qui serait mauvais, soit la porte devant lui, le mal qui y régnait. Sa mère lui avait appris, les rares fois où elle était capable de parler, que le mal ne pouvait s’éradiquer que par le feu, le feu purifiait les morceaux diversifiés du monde. Il s'agissait d'un apprentissage formel comme celui du Lévitique auquel son père n'aurait su mieux rendre justice.

Son père était un mangeur de femmes et il avait mangé sa mère.

Un enfant est facilement corrompu par la volonté des autres.

C'est pour ça que le feu léchait le bois coloré du masque de leur demeure, ne laissant derrière lui que de grande traînées noires comme les plaines arides après la guerre. Sans couleur ni sentiment, il n'y avait pas d'impuretés.

Sa mère, avant de se faire manger, lui avait parlé de la fragilité, mais aussi de la malignité des femmes. Son père avait toujours supporté ses dires en lui faisant connaître sa pénitence et en apprenant à son fils comment et pourquoi punir sa mère.

Ce garçonnet aimait de tout son être sa mère et en fut châtié par celle-ci comme par son père.

Un enfant est facilement corrompu par la volonté des autres. Le feu pardonnait, faisait comprendre, disait sa mère, belle, même malade et sans fleurs pour soigner, éponger le mal qui l'habitait. Il incendiait donc en espérant qu'elle et son père comprendraient le mal qu'ils lui avaient fait.

Il espérait qu'elle comprenne, lui, se faire brûler ne l'avait en rien aidé à comprendre autre chose que sa propre souffrance."
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MessageVen 2 Déc - 1:34

Raphael
Le fantasme se répétait tendrement et son oreille jouissait de la symphonie de leurs corps unis, du doux gémissement qui traverserait les lèvres de son amour et de la douceur de sa peau couleur de perle. Il regrettait ne pas l'avoir amené, quoi qu'il s'agissait de son devoir de na pas garder ce genre de personnes avec lui ailleurs que dans l'enceinte de son domaine. La fragrance épicée de son corps lui manquait, l'absence du miel de ses yeux et de ses cheveux lui arrachaient des soupirs. Son désir ne faisait que croître, sublime et imposant. Il rêvait de la courbe de son corps cambré qui se tendait au contact de ses baisers. Il passait une langue sur ses lèvres abandonnées au vide douloureux qui amplifiait l'absence. Il voulait goûter l'humidité de ces douces lèvres rosées.

Raphael était un nom d'ange, le nom de son ange. Il guêtrait désespérément le temps et l'espace qui le séparaient de sa joie de vivre, de son espoir, de sa pure et simple satisfaction, de sa vérité si mauvaise mais tant aimable. Raphael lui avait tout arraché, son amour, son coeur, sa passion, son temps. La seule personne que l'empereur des terres avait pu aimer avait été trahie. Un frère, un ami n'aurait pas éprouvé ce genre de désir, ce genre de corruption. Mais l'empereur des terres n'avait pu s'empêcher d'en fantasmer, le fantasme l'avait guidé à l'action et il avait goûté le corps encore juvénile de son amour alors à peine âgé de quinze ans pendant que lui en avait trente.

L'empereur des terres avait un charme peu commun. Sa longue chevelure brune tombait droite et fine dans son dos. Il était grand et bien bâti. Son corps élancé et souple avait de quoi amener de nombreuses femmes dans ses appartements au soir. Vu de l'extérieur on savait de lui qu'il avait quatre concubins, qu'il gérait avec équité son peuple, qu'il était sage et bon. Mais n'était-ce rien de plus qu'un extérieur?

Le charismatique et aimant Aurelius, empereur des terres était devenu aveugle, aveugle sans Raphael. Il n'avait plus de cœur pour vivre, plus de lumière pour éveiller sa sagesse. Il se vidait de son essence vitale à petit feux et ne rêvait que de son amour en son absence. Rêvant d'un simple repas, il espérait pouvoir lui raconter tout ce qu'il aurait vu en lui déposant un fruit dans la bouche, y glissant le doigt pour y sentir la langue chaude et son doigt se couvrant de salive et de jus du fruit, la légère succion sur son doigt l'exciterait. Il le guiderait au jardin où il se laisserait bercer par sa présence silencieuse. Il lui ferait ensuite l'amour, d'abord avec le désespoir d'un condamné, puis par après avec la tendresse d'un amant fou d'un amour sincère. Il s'abandonnerait à la douceur de son corps délicieux. Il sombrerait dans un sommeil profond en collant sa joue sur sa peau blanche, cherchant cette chaleur qui faisait de lui ce qu'il était.

L'empereur soupira, il ne devait pas s'abandonner à ce genre de pensée, que raconterait-t-il à Raphael à son retour? Sa dernière journée au royaume voisin s'éternisait et il comptait presque les secondes qui le mèneraient à son adoré. Un sourire aimant apparut sur ses lèvre à l'heure du départ et perdura jusqu'à son retour. Il dormit pour être frais et disponible pour l'amour de sa vie. À la descente de la voiture, il croisa son regard mais se retourna vers ses comparses en mettant au premier plan ses devoirs et son retour fut annoncé dans le calme.

Le soir venu, une fois toutes les commodités respectées, Aurelius l'invita à un repas insolite où il lui raconta son voyage, captivant son intérêt, il exagéra, insinua combien son amour lui avait manqué et lui sourit avec tendresse. Il lui raconta tout ce qu'il avait vu en lui glissant un fruit dans la bouche, y insérant le doigt pour sentir sa langue chaude et sourit en sentant son doigt se couvrir de salive et de jus du fruit. La légère succion sur son doigt l'excita et il se permit de lui voler un baiser amoureux. Il le guida au jardin où il se laissa bercer pas sa présence silencieuse et y lui fit ensuite l'amour, d'abord avec le désespoir d'un condamné, puis par après avec la tendresse d'un amant fou d'un amour sincère. Son oreille jouissait de la symphonie de leurs corps unis, du doux gémissement qui traversait les lèvres de son amour et de la douceur de sa peau couleur de perle. La fragrance épicée de son corps l'enivra, le miel de ses yeux et de ses cheveux lui arrachaient des soupirs d'extase à chaque mouvements de va-et-vient. Son désir ne faisait que croître, sublime et imposant. Il se repaissa de la courbe de son corps cambré qui se tendait au contact de ses baisers. Aurelius passa une langue sur ses lèvres jadis abandonnées et trouva celles ouvertes de son amour. Il voulait goûter l'humidité de ses douces lèvres rosées. Il s'abandonna à la douceur de ce corps délicieux et enfin il sombra dans le sommeil en collant sa joue sur sa peau blanche, cherchant cette chaleur qui faisait de lui ce qu'il était.

Raphael le regarda épuisé de ces ébats passionnés. Son corps juvénile quitta les bras de l'empereur, se fondant à la couleur des draps du lit, mais une main forte le força à retourner s'écraser sur le lit. Le jeune homme grimaça de douleur.

«Tu m'as manqué... Raphael... Reste, je t'aime Raphael. J'ai cru mourir sans toi.»

L'adolescent posa ses yeux de miel sur l'empereur, un regard froid et mort, alors qu'Aurelius, peiné et désespéré murmura:

«Je t'aime mon ange.»

Mais si l'empereur savait une chose, c'était que Raphael, cinquième concubin, ne pouvait dire à la personne qui ne pouvait plus être ni être frère ni ami, la personne qui l'avait trahi... Il ne pouvait certainement pas lui dire qu'il l'aimait.
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MessageVen 2 Déc - 1:36

Aurelius
C’était devenu quelque chose d’inaccessible quelque chose d’à la fois lointain et cruellement douloureux. Il connaissait pourtant de nom et de dates les nombreux crimes qu’il avait commis envers sa si douce personne, pourquoi insistait-t-il alors? Le besoin renaquit, son cœur, son âme ainsi que son esprit frémirent, son corps se tendit pour entrer en contact avec la douceur de sa peau laiteuse et pâle, si délicieusement chaude et si méchamment froide. Aurait-t-il pu se dégoûter lui-même autrement que de cette manière? Pouvait-t-il se détester d’aimer autant Raphael? La simple pensée, la simple formulation de ce nom le rendait à moitié fou d’amour. Oui, car il l’aimait lui plus que tout autre, plus que tout sur la terre, plus que ses terres, plus que chacune des vies qu’il avait fait serment de protéger au péril de sa personne en tant qu’empereur. De fait il y excellait, mais c’était parce que son amour, sa seule et unique raison de même exister l’y poussait et l’aidait malgré ce dégoût et cette haine qui les séparaient.

Un des doigts de l’empereur des terres glissa sur la bouche fine du jeune homme aux cheveux d’or et des yeux de la même couleur s’ouvrirent. Pris sur le fait comme un pervers, un être malsain, l’empereur arrêta son mouvement, sa personne entière trahissant un désir poignant, douloureux et cuisant. Il s’effondra en un instant, incapable de se rebâtir, devant lui, si proche, si doux, son corps si chaud… Mais il n’avait rien, rien de ce qu’il voulait par-dessus tout. Si proche et si loin. C’est pour confirmer sa présence, malgré la froideur de ces yeux de miel, qu’il inséra son doigt dans la moiteur de sa bouche.

Ce besoin rance et cruel l’éventra et il se pencha sur le visage de marbre de Raphael, il devait se convaincre qu’il n’aimait pas une simple statue de marbre et la douce humidité le surpris comme à chaque fois. Il s’imposa avec plus de force serrant le corps menu, encore juvénile dans ses bras sans attendre la moindre réaction. Il n’avait plus d’illusion, plus rien, il lui avait tout donné, mais lui, ce démon, ce martyr, ce traitre, cet incorruptible, cet être mauvais, cet être doux et tellement aimant… lui, cet amour… n’avait rien pris, pas la moindre parcelle de ce qui lui avait été offert, aucun de ces cadeaux n’avaient été acceptés, rien, rien, pas même la lune qu’il avait été lui décrocher n’avait su ébranler le cœur de cet ange impitoyable. La seule et unique chose que son amour lui avait prit, il la lui avait rendue. Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?

Pourquoi était-t-il né pour être ainsi désespéré? Pourquoi ne pas lui arracher le cœur? Par tout les dieux, pourquoi ne le disait-t-il plus? Pourquoi ne détachait-t-il plus ses cheveux pour glisser ses doigts fins aux couleurs de perles? Pourquoi ne le disait-t-il plus? Pourquoi ne parvenait-t-il simplement plus à prononcer la seule chose qui aurait fait de lui l’être le plus adoré de tout les mondes? Pourquoi ne le disait-t-il plus? Si simple, si doux, pourquoi Raphael, pourquoi lui? Pourquoi cet ange? Pour quelle raison lui refusait-t-on son amour? Pourquoi lui refusait-t-on sa simple possession? Un nom, un nom! C’était tout absolument tout ce qu’il voulait! Tout ce qu’il ne pouvait pas avoir!

Les ténèbres naquirent des si nombreux tissus qui les recouvrèrent, le goût de la chaire rosée rendit violent l’empereur qui finit par goûter le sang des lèvres rose de force et de désespoir. Il souleva le blond qui poussa le murmure d’un oiseau à son oreille. Éparses étaient les baisers dont il espérait envoûter son ange. Il goûta longuement la peau de son amour, enivré par l’odeur épicée de son être, ses couleurs si uniques et si chatoyantes. Le désir croissait, traversant de ses dards acérés leur deux corps, marquant de griffure les dos d’Aurelius et de morsures la gorge de Raphael qui se présentait comme à un animal sauvage assoiffé de sang, terrassé par un désir mortel. Une musique unissait leur personnes pourtant enchaînées si loin l’une de l’autre alors qu’ils formaient un arc si parfait. Le corps cambré de son amour s’offrait à lui en toute sensualité.

Raphael. Pourquoi Raphael? Pourquoi lui et pas un autre? Il aurait pu lui demander, le supplier, et il savait plus que tout chose sur terre qu’il aurait obtenu ce qu’il voulait… Mais là n’était pas la question, si son amour refusait de lui dire de lui-même, ça ne valait rien, aucune étoile, aucun royaume ne vaudrait pas la peine d’être offert pour obtenir ce seul et unique mot. Ce nom. Ce qui lui avait été rendu mais pourtant arraché à la fois, car sans Raphael pour lui glisser ce mot à l’oreille, il ne voulait rien dire.

L’empereur sombra dans les bras de son amour, tombant d’épuisement, il l’entoura de ses bras et lui sourit, il ne sut où il en trouvait la force, mais son visage se fit doux :

«Reste cette nuit Raphael, je veux dormir avec toi, je t’aime…»

Raphael posa un regard épuisé sur Aurelius et sa tête tomba sur le côté :

«Oui… votre Altesse...»

Aurelius ne put retenir les larmes qui lui brûlèrent les yeux, il avait envie de lui faire mal, mais n’aurait jamais pu le faire. L’empereur se recroquevilla sur lui-même et pleura, son corps, son âme, il déversa sa rage sur le tissus soyeux du lit royal. Ses yeux s’agrandirent lorsqu’il sentit une main glisser dans sa longue natte, la défaire en lenteur et lui caresser la tête est les cheveux avec beaucoup de douceur. Il entendit des mots, uniques et doux qu’il savait qu’il n’entendrait que lorsque le désespoir le guiderait presque à la mort comme à cet instant précis :

«Doucement… Tout va bien, tout va bien…»

Mais pourquoi, pourquoi alors qu’il lui parlait ne disait-t-il pas son nom? Pourquoi ne parvenait-t-il plus à murmurer, le cœur rempli de joie ‘Aurelius’?
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MessageVen 2 Déc - 18:21

D'imprécis à complexe

L'original Patentagosseux

La classe de ces gens là était assez indistincte, mais des personnes comme celles-là, il n'y en avait pas partout dans le monde. L'affaire de l'espèce d'homme qui était le chef était celle de la patente. Il était un patenteux de bébelles et bidules divers et variés. Sa boutique prenait place là-bas, sur la rue où un autre commerçant de choses semblables, un certain Truc, non truc chose s'était installé il y avait un certain temps. Il s'était d'abord installé là, cela doit rester entre nous, pour le bien-être de ses confrères et consœurs humains. Les deux hommes roulaient sur les machins et le patentage professionnel.



Les Quincailleries des Prairies

La famille Jean-Simon Carmésie n'avait jamais connu la grande richesse, mais n'avait cependant jamais pataugé dans la pauvreté profonde où ils n'auraient pas eu la chance de mettre du pain sur leur table. L'année 1951 à Montréal ne comptait aucune famille à laquelle on pouvait les comparer. Joseph, l'époux d'Antoinetta et le père de quatre filles prénommées Simone, Marie-Julima, Cordelia et Johanna-Marie, possédait une belle grande boutique de quincaillerie sur le coin Masson et Des Prairies où il vous réparait votre plomberie, avait des attaches à rideaux et même de la peinture en émail pour recouvrir votre bain qui a perdu son blanc des premiers jours.

En face de la boutique, coin Des Prairies et Masson, se trouvait la quincaillerie 'Marc Quincailler, vous allez tout y trouver!' qui s'était installé après Joseph Jean-Simon Carmésie. Si d'abord le propriétaire Marc Carrier et non pas Quincailler s'était installé à l'interserction Des Prairies et Masson et non pas Masson et des Prairies, c'était tout d'abord pour aider son prochain, surtout sa famille. Ils faisaient exactement le même travail tout aussi professionnel, allant de la plomberie à la peinture émail, sauf que chacun avait une attitude qui amenait des clients différents, des habitués qui leur permettaient de ne jamais avoir à faire concurrence.
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